nouveau-né 
(0 - 28 jours)
nourrisson
(1 mois - 3 ans)
enfant
(3 ans - 18 ans)
problématiques spécifiques

les motifs de consultation

nouveau-né, quand consulter ?

 
ostéopathie du nouveau-né (0 - 28 jours)​

L'accouchement est aussi une épreuve pour les petits bébés. Leur corps et leur crâne sont malléables, ce qui leur permet d'absorber les contraintes vécues lors de l'accouchement, qu'il soit par voie basse ou par césarienne, et ce pendant toutes les heures du travail, qui est plus ou moins long. 

Ces tensions peuvent se ressentir plus tard par des troubles fonctionnels immédiats ou différés.

 

Il est conseillé de consulter un ostéopathe dans les premiers jours de vie si : 

- le bébé était en présentation siège ou face 

- le travail a été long (plus de 8h) ou rapide (moins de 2h)

- il y a eu l'utilisation d'instruments lors de l'expulsion

- en cas de césarienne 

Ces conditions peuvent avoir des conséquences sur le bébé, qu'il faudra prendre en charge rapidement en ostéopathie, consultez si vous observez chez votre bébé qu': 

- un côté du crâne est plus plat que l'autre 

- il tourne toujours la tête du même côté

- il use ses cheveux de manière asymétrique 

- que le lait coule du biberon quand il le prend 

- il a des troubles de la digestion : difficulté à faire son rot, se tortille quand il digère, inconfort à l'expulsion des selles

- il ne supporte pas la position sur le dos 

- il a une posture en hyperextension : tête en arrière, bras en arrière, jambes tendues

- il a des régurgitations inconfortables.

Si vous allaitez, ne tardez pas à venir consulter pour votre bébé, l'ostéopathie peut vous aider et aider votre bébé : 

- si vous souffrez de crevasses, d'engorgements

- si votre bébé a des difficultés à prendre le sein 

- si il ne prend pas assez de poids 

- que votre bébé a des troubles de la succion.

Déroulement de la consultation

Avant de venir, il est conseillé d'expliquer à votre bébé qu'il va faire une séance d'ostéopathie. Vous pouvez amener de quoi le réconforter et répondre à ses besoins au cours de la séance : biberon, tétine, lange ou couverture avec votre odeur, ainsi qu'une couche propre. La consultation se fera en body ou en couche, et vous resterez à côté de votre enfant tout le long. Merci de penser à son carnet de santé.

En aucun cas, la visite chez l'ostéopathe ne remplace une consultation chez un médecin.

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nourrisson, quand consulter ?

 
ostéopathie motricité libre enfant pédiatrie nantes consultation à domicile
ostéopathie du nourrisson (1mois - 3 ans)​

 

La petite enfance est un moment de développement intense. Les capacités du nourrisson et ses repères corporels évoluent en permanence.

Il passe d'une nourriture liquide à solide, ses systèmes digestif, urinaire et sphinctérien deviennent matures, ses dents de lait se mettent en place tout comme les racines des dents définitives, la croissance de la boîte crânienne est intense et étroitement liée au développement du cerveau, la durée des cycles de sommeil évolue, le langage se met en place... Et d'un point de vue moteur, c'est aussi dense : le nourrisson découvre ses membres, sa latéralité, se retourne du dos au ventre, puis du ventre au dos, avant d'apprécier passer du temps sur le ventre pour explorer son environnement, ramper, s'assoir, se déplacer à quatre pattes, se lever et marcher ! 

Quelle aventure pour un si petit être !

Comment l'accompagner en ostéopathie dans ces changements ? En le suivant dans toutes ces étapes et en s'assurant que tous ces systèmes soient harmonisés et mobiles, et que rien n'entrave son développement. 

Il est conseillé de consulter un ostéopathe si votre enfant présente : 

- des troubles digestifs : constipation, reflux, diarrhées, douleurs abdominales

- des malpositions dentaire, des troubles ORL 

- des troubles du sommeil 

- des troubles du développement moteur 

- a subi une opération chirurgicale 

- des chutes à répétition

- liste non exhaustive...

Les conseils apportés en fin de séance sont primordiaux pour assurer la pérennité de la prise en charge et optimiser le développement de votre enfant, voici quelques exemples dont nous pourrons discuter en consultation :

- Pour un bon développement de la face et la mise en place des dents, il est conseillé de supprimer l'utilisation de la tétine ou la succion du pouce avant le premier anniversaire de votre enfant

- Pour un bon développement moteur, il est conseillé de laisser l'enfant évoluer à son rythme, ne jamais le placer dans une position dans laquelle il ne sait pas se mettre seul. La motricité libre permet à l'enfant de prendre confiance en sa mobilité. Il est conseillé que l'enfant reste pieds nus à la maison si possible, et lors de l'acquisition de la marche, des chaussures souples sont conseillées. 

Déroulement de la consultation 

Après un interrogatoire prolongé, la consultation se déroulera en couche, soit allongé sur la table d'ostéopathie, soit sur un tapis d'éveil, ou dans vos bras selon les besoins de votre enfant. Il est conseillé d'avoir préparé votre enfant en amont, afin qu'il comprenne pourquoi il est là et qui je suis, quelque soit son âge. 

Merci d'éviter de prendre rendez-vous le soir en fin de journée si votre enfant est trop fatigué et qu'il n'est pas en état de recevoir les soins. 

Apportez des objets qui rassurent (tétine, biberon, lange avec odeur, doudou) et un change.

Il n'est pas conseillé de faire une consultation d'ostéopathie si votre enfant est malade.

enfant, quand consulter ?

 
ostéopathie de l'enfant (3 ans - 18 ans​)

Toutes les expériences qu'un jeune enfant aura seront celles que les adultes leur permetteront d'avoir. Le rôle des parents et de l'entourage est primordial dans le développement psycho-moteur de votre enfant.

Mais l'enfance, c'est aussi les débuts de l'école avec la position assise prolongée, le port de sacs lourds, la pratique régulière d'une activité sportive ou d'un loisir (ou pas...), les douleurs de croissance, la gêne de voir son corps changer, les bouleversements hormonaux, les traitements orthodontiques, l'anxiété qui peut s'installer, et ainsi toutes les conséquences sur le développement du corps. 

Le suivi ostéopathique permet d'avoir un regard différent sur votre enfant que le suivi médical classique, puisqu'il est considéré dans sa globalité. 

Il est conseillé de consulter un ostéopathe si votre enfant présente : 

- des troubles posturaux 

- des pathologies de croissance 

- des troubles digestifs ou douleurs digestives

- des troubles du sommeil 

- une anxiété 

- des règles douloureuses 

- un traitement orthodontique 

- des douleurs de la mâchoire ou si il grince des dents (bruxisme)

- des maux de tête

- liste non exhaustive...

Déroulement de la consultation 

Après un interrogatoire prolongé, la consultation se déroulera en sous-vêtements. Si cela dérange votre enfant, il lui est bien sûr possible de conserver son t-shirt et/ou pantalon, dans ce cas, merci de prévoir des habits souples.

Après un examen clinique statique et dynamique de l'ensemble du corps, les techniques ostéopathiques seront réalisées : elles seront toujours douces, adaptées aux tissus de votre enfant, la communication tout au long de la consultation est primordiale. 

Je travaille en lien étroit avec plusieurs autres professionnels de santé (kinésithérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, orthodontistes, orthoptistes, pédiatres, médecins généralistes...), afin d'avoir une prise en charge pluridisciplinaire optimale si besoin.

Si votre enfant a réalisé des examens (radios, IRM, scanner) ou porte des semelles orthopédiques, merci de les apporter. 

Il est conseillé d'avoir préparé votre enfant en amont, afin qu'il comprenne pourquoi il est là et qui je suis, quelque soit son âge. 

Merci d'éviter de prendre rendez-vous le soir en fin de journée si votre enfant est trop fatigué et qu'il n'est pas en état de recevoir les soins. 

Apportez des objets qui rassurent (tétine, biberon, lange avec odeur, doudou) et un change.

Il n'est pas conseillé de faire une consultation d'ostéopathie si votre enfant est malade.

En aucun cas, la visite chez l'ostéopathe ne remplace une consultation chez un médecin.
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les problématiques spécifiques 

 
troubles de l'allaitement 

L'allaitement n'est pas inné, surtout quand on commence à rencontrer des difficultés et il est important d'être soutenue et accompagnée.

 

Le bébé peut présenter des troubles spécifiques de l'allaitement qui peuvent remettre en question ou compromettre le projet :

- mauvaise prise du sein qui peuvent entraîner des douleurs chez la mère pouvant être due à plusieurs facteurs 

- une prise de poids insuffisante à cause d'une succion non efficace, entraînant également des troubles de la lactation

- mauvaise posture : plagiocéphalie, brachycéphalie, attitude en virgule, torticolis, tensions suturales crâniennes...

Les difficultés rencontrées par le bébé sont étroitement liées aux difficultés rencontrées par la mère. 

La posture de la mère au cours de l'allaitement et les tensions qu'elle pourra ressentir (dorsalgie, douleurs dans les épaules) sont aussi en lien avec la qualité de la succion du bébé.

Les causes des troubles de l'allaitement chez les bébés peuvent-être multiples et il est primordial de faire appel à des professionnels formés à l'allaitement pour vous accompagner. 

En ostéopathie, après un interrogatoire prolongé sur le déroulement de votre grossesse, de l'accouchement, des premiers jours de vie et de la mise en place de l'allaitement pour déterminer les éventuelles conséquences sur votre allaitement, j'effectuerai un examen clinique visuel et dynamique de la posture de votre bébé. La qualité de sa succion sera aussi évaluée si nécessaire, ainsi que l'anatomie et la fonction de sa langue. Si besoin, j'observerai également une tétée au sein.

 

L'approche ostéopathique est spécifique, les techniques ostéopathiques seront réalisées sur l'ensemble du corps, la posture, le crâne, le ventre et pourront aussi être intra-buccales. Elles seront toujours adaptées à l'âge de votre enfant, à ses besoins et à sa problématique.

En cas de troubles de l'allaitement, il est conseillé de venir consulter votre ostéopathe dans les premiers jours de vie de votre enfant, afin de ne pas compromettre votre allaitement.

À la suite de la consultation, nous échangerons sur les potentielles choses à mettre en place pour améliorer la prise du sein et votre allaitement. 

Si les troubles ne sont pas seulement d'ordre otéopathique, je pourrais également vous proposer une consultation individuelle de conseil en allaitement, ou bien vous réorienter vers une conseillère en lactation. 

Je crois fortement en la prise en charge pluridisciplinaire par différents professionnels formés à l'allaitement et cela est primordial pour que vous vous sentiez entourée au mieux.

les freins de bouche restrictifs (langue, lèvre supérieure, joue) 

Ah, les freins restrictifs buccaux ! Un sujet dont on entend beaucoup parler, qui fait polémique, mais qui mérite son paragraphe.

Tout d'abord, il est important de comprendre pourquoi ce sujet divise : les études scientifiques sorties à ce sujet sont assez récentes et peu de praticiens connaissent l'existence des freins restrictifs buccaux. Les praticiens sensibilisés aux freins restrictifs se sont mis en relation pour optimiser la prise en charge de leurs patients, mais la création de réseaux a été mal perçue par les autres professionnels médicaux et paramédicaux. Par facilité, certains praticiens ont aussi tenu pour responsables les freins restrictifs buccaux de beaucoup de maux, comme une origine "fourre-tout" le tout sans preuves scientifiques, ce qui a été également mal perçu par les autres professionnels. Certains diagnostics ont été abusifs, tout comme certaines frénectomies...

Mais c'est une vérité, il faut être attentif à cette problématique qui peut avoir de réelles conséquences sur les bébés, les enfants mais aussi les adultes. 

Le diagnostic et l'accompagnement dans la prise en charge des freins restrictifs buccaux est complexe, et requiert des connaissances approfondies sur le sujet. Il est important de reconnaître les limites de l'approche, les difficultés rencontrées et de savoir prendre du recul. 

 

Qu'est-ce qu'un frein restrictif buccal ? 

Un frein buccal est un tissu mou constitué d'un réseau dense de fibres conjonctives denses, mais dépourvu de fibres musculaires. Les freins buccaux peuvent être situés sous la langue, sous la lèvre supérieure et entre la gencive et les joues. Tout le monde possède des freins buccaux, mais ce qui peut les rendre problématiques, c'est quand ils sont restrictifs, c'est-à-dire qu'ils sont trop courts d'un point de vue anatomique et fonctionnel : ils limitent ainsi la mobilité et la fonction des structures sur lesquels ils s'attachent, et ont aussi des conséquences sur les structures périphériques. 

Quels sont les impacts d'un frein restrictif buccal ? 

À court terme, la restriction de mobilité de la langue, de la lèvre supérieure ou des joues peut avoir un impact sur la prise du sein dans le cadre de l'allaitement entraînant des troubles, ou qualité de la prise du biberon entraînant un inconfort digestif chez le bébé, ou bien des troubles de l'oralité (difficulté d'ouverture de bouche, réflexe nauséeux hyper-développé, difficulté à gérer les morceaux)...

À plus long terme, on peut noter une respiration buccale installée, entraînant des troubles du sommeil, des enfants agités peu reposés, ou bien des adultes dans le même cas, des malpositions dentaires, des troubles ORL ou des conséquences posturales.

Mais prudence, pas de conclusion hâtive, les études scientifiques sont en cours.

Qui peut diagnostiquer un frein restrictif buccal ?

Tout professionnel formé et intéressé par le sujet est en mesure de diagnostiquer un frein restrictif buccal : médecin ORL, pédiatre, dentiste, pédodentiste, orthodontiste, ostéopathe, chiropracteur, consultant en lactation, sage-femme, infirmière puéricultrice... tant que le professionnel est FORMÉ ! 

Les critères d'évaluation d'un frein buccal sont précis et demande un examen clinique approfondi : 

- interrogatoire sur la grossesse, l'accouchement, l'allaitement, la gestion de l'alimentation, le sommeil 

- examen clinique visuel et dynamique de la posture globale 

- évaluation clinique visuelle et dynamique du visage (joues, lèvres, développement de la face), de l'ouverture de bouche, et de la langue. Pour diagnostiquer un frein restrictif de langue, il est primordial de procéder à un examen intra-buccal.

Soyez vigilants, personne ne peut faire de diagnostic valable en regardant des photos ou de vidéos de votre enfant.

Il est important de hiérarchiser la prise en charge, définir avec les parents les priorités de traitement, et de leur donner toutes les informations nécessaires sur le déroulement de la prise en charge pluridisciplinaire des freins restrictifs buccaux, afin qu'ils fassent leurs choix de façon éclairée . 

Quelle prise en charge pour un frein buccal restrictif ?

Chaque prise en charge est unique, pluridisciplinaire, adaptée aux résultats de l'examen clinique approfondi, à la hiérarchisation de la prise en charge, à la volonté des parents qui ont fait leurs choix de façon éclairée.

Deux sortes de freins restrictifs buccaux sont visibles :

- les freins dits antérieurs (type 1 et type 2) qui sont objectivement très facile à diagnostiquer car visible à l'oeil nu, ils sont souvent sectionnés dès la maternité, sans préparation préalable ;

- les freins dits postérieurs (type 3 et type 4) qui ne sont pas visibles à l'oeil nu. Ces sont eux qui font polémique, car difficile à diagnostiquer, parfois sur-diagnostiquer.

En fonction des résultats de l'examen clinique, la frénectomie (ou frénétomie) peut être proposée : il s'agit d'un acte chirurgical consistant en la section du frein restrictif au ciseau ou au laser, pour libérer les structures.

Cet acte chirurgical peut être réalisé par les dentistes, les médecins ORL, les pédiatres.

La prise en charge ostéopathique et pluridisciplinaire 

Parfois, la frénectomie n'est pas nécessaire en première intention et il faut prendre le temps de voir l'impact du relâchement des tensions périphériques sur les fonctions altérées par le frein restrictif buccal.

En revanche, dans certains cas, la frénectomie est indiquée et les parents ont toujours le choix de la réaliser ou non.

Si vous avez fait le choix de vous faire accompagner dans  la réalisation de cet acte chirurgical, il est important de préparer le corps et la bouche à l'intervention. Une séance d'ostéopathie préalable permettre de diminuer les tensions périphériques et proches du frein. La mise en place d'exercices à reproduire en amont à la maison est souvent conseillée, même si aucune étude scientifique n'a prouvé leur efficacité. 

Il est en revanche impensable de faire subir une frénectomie à un bébé qui a une hypersensibilité orale, sans y être préparé. En effet, la plupart de ses découvertes sensorielles et physiques passent par la bouche, il faut que l'enfant soit préparé à accueillir l'acte chirurgical pour ne pas accentuer sa sensibilité et ainsi compromettre son développement. 

Ensuite, après la frénectomie, il est conseillé de continuer à effectuer des exercices pour permettre à la structure (langue, joue, lèvre) de retrouver sa fonction optimale, comme une rééducation est faite après une opération. 

Soyez vigilants ! La périnatalité, les freins, la détresse des parents face à une situation compliquée peuvent attirer les personnes malveillantes. Il n'existe aucune recette miracle pour la prise en charge des freins restrictifs buccaux, aucune fréquence de consultation n'est prédéfinie à l'avance et le parcours thérapeutique est bien déterminé au cas par cas, en fonction de l'investissement des parents, des capacités d'adaptation du bébé et plusieurs autres facteurs.

 

livre frein de langue richard baxter ostéopathie à domicile nantes

Un peu de lecture : Freins de langue, de Richard Baxter. Traduit de l'anglais par Anne Solene Amblard, Orthophoniste.

À lire également : "La saga des freins "restrictifs" chez l'enfant allaité", Dr Gisèle Gremmo-Féger, 2021.

plagiocéphalie, brachycéphalie, et autres déformations crâniennes positionelles...

 

Plagiocéphalie, brachycéphalie, scaphocéphalie, dolicocéphalie... Les déformations crâniennes sont multiples et peuvent prendre plusieurs formes. 

Le crâne du nouveau-né et du nourrisson est malléable, ce qui lui permet de supporter les contraintes liés à l'accouchement, qu'il soit par voie basse ou césarienne. Sa croissance va se faire en fonction des contraintes internes de la boîte crânienne (croissance du cerveau) mais aussi des contraintes externes.

Auront des conséquences sur la croissance crânienne et la mise en place de déformations crâniennes positonnelles  : 

- une malposition intra-utérine

- un accouchement traumatique (utilisation d'instruments, spatules, ventouse, forceps)

- un torticolis positionnel ou congénital

- des contraintes répétées sur un côté du crâne si l'enfant a toujours la tête du même côté et passe beaucoup de temps sur le dos 

- une hyperextension du cou du bébé, et si il passe beaucoup de temps sur le dos. 

Quelle conséquences pour mon bébé ? 

- À 4 mois, 20% des bébés sont atteints de plagiocéphalie, puis cette fréquence diminue pour retomber à 3,3% à l’âge de 2 ans. 

- Plus de 3/4 des bébés présentant une plagiocéphalie positionnelle entre 18 et 48 mois la garderont par la suite si rien n’est fait.

- Chez les adolescents entre 12 et 17 ans, on retrouve ainsi 2% de déformation du crâne dont plus de 38% avec des anomalies de la face. 

Une déformation crânienne positionnelle non traitée peut avoir des conséquences pouvant dépasser malheureusement les simples problèmes esthétiques.

Ces conséquences et leur gravité, à court et long terme, font encore l’objet de recherches.

Des asymétries du crâne et du visage peuvent perdurer ultérieurement et ces asymétries auront des conséquences sur la mandibule et les articulations temporo-mandibulaires, entraînant des troubles de la succion, des difficultés à prendre le sein, des gaz chez le nourrisson, des troubles ORL, des troubles digestifs…

Une étude conclut sur un lien probable entre plagiocéphalie et troubles posturaux : si la mandibule est atteinte (pouvant entraîner des malpositions dentaires) alors que c'est une entrée posturale, on pourrait établir un lien entre les déformations crâniennes positionnelles avec la posture et scoliose. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ce lien de causalité.

Quand consulter ? 

Il est important de diagnostiquer la déformation crânienne positionnelle rapidement, pour adapter la prise en charge. Dès la maternité, certains professionnels formés arrivent à diagnostiquer les plagiocéphalies, ou lors des premières visites chez le médecin. Les parents sensibilisés peuvent aussi réaliser que leur bébé tourne toujours la tête du même côté ou qu'un côté ou l'arrière de son crâne est plat. Le personnel de crèche peut aussi alerter les parents.

Mais il arrive encore malheureusement que le diagnostic passe à la trappe et qu'il soit fait trop tardivement.

Le crâne du bébé a une croissance très importance dans les six premiers mois de sa vie, et tout particulièrement pendant ses trois premiers mois. C'est lors de cette période que le crâne pourra réagir plus rapidement et ainsi corriger sa forme.

Au-delà de six mois, les déformations crâniennes positionnelles sont plus difficiles à récupérer.

 

Qui consulter ?

L'ostéopathe est le professionnel référent dans la prise en charge des déformations crâniennes positionnelles. L'objectif d'une séance d'ostéopathie est d'harmoniser la posture du bébé, de stimuler la croissance crânienne en s'assurant de la bonne mobilité de la colonne cervicale et en travaillant sur les potentiels chevauchements et souplesse des sutures crâniennes. 

La prise en charge pourra être complétée par de la kinésithérapie, qui permettra d'accompagner les parents et le bébé une à deux fois par semaine, grâce à des exercices répétés de mobilisation.

Dans certains cas de déformations crâniennes postionnelles sévères ou diagnostiquées trop tardivement, l'utilisation de casque orthopédique peut être conseillée. 

Mais les premiers acteurs restent les parents. 

Un ensemble de conseils à appliquer vous est donné à l'issu de la première consultation, il est primordial de les appliquer afin de solliciter au mieux votre enfant pour harmoniser sa croissance crânienne et ainsi son confort.

Quelques conseils types : 

- s'assurer que le bébé tourne la tête du coté non préférentiel pendant une période déterminée, adapter ainsi les habitudes du quotidien : positionnement dans le berceau, alterner les côtés dans les bras et lors du biberon, positionnement du cosy dans la voiture... 

- faire en sorte que le bébé passe le moins de temps possible sur le dos, favoriser le portage et les temps sur le ventre.

 

Souvent, l'ostéopathe voudra contrôler l'évolution de la croissance crânienne de votre enfant et planifiera avec vous une seconde consultation d'ostéopathie. Dans certains cas, un suivi plus régulier peut être émis en place avec l'accord des parents. 

Pour en savoir plus, voici le site très complet de l'Association de soutien et d'information sur les plagiocéphalies, association qui a malheureusement arrêté son activité en 2015.

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Un peu de lecture : Mon bébé n'aura pas la tête plate : prévenir et traiter la plagiocéphalie. Bernadette de Gasquet et Docteur Thierry Marck. Éditions Albin Michel.

régurgitations, coliques et reflux gastro-oesophagien

 

Le bébé naît avec un tube digestif immature, encore plus si il naît prématuré, et cela persiste pendant ses trois premiers mois de vie.  La digestion va être une de ses activités physiques principales pendant ses premiers mois. 

La bonne digestion est donc primordiale pour le confort et l'apaisement de toute la famille. Quand la digestion pose problème, cela peut avoir un impact sur toute la famille.

 

Les régurgitations sont fréquentes et physiologiques dans la plupart des cas. À 4 mois, 67% des nourrissons régurgitent au moins plus d'une fois par jour. 

Elles diminuent avec l'âge par la maturation de son sytème digestif, par la modification de l'alimentation de votre enfant mais aussi grâce à son développement moteur.

Elles sont dans la plupart des cas liées au trop plein de lait ingéré par l'enfant : il faut en moyenne 4 heures pour digérer un biberon pour un bébé, si il est nourri toutes les 3 heures, il y a des risques de régurgitations.

Les coliques sont définies par des bébés âges de moins de 5 mois, en bonne santé, qui présente des périodes récurrentes et prolongées de pleurs, avec agitation ou irritabilité qui se produisent sans cause évidente et qui ne peuvent être évitées ou résolues par les parents.

On a observé un pic de pleurs vers 4-6 semaines de vie. Dans la plupart des cas, elles disparaissent spontanément vers 4 mois et sont rarement présentes après 6 mois. Elles coïncident avec l'immaturité du système digestif et sa croissance physiologique. Elles peuvent être considérées comme la mise en place physiologique du développement digestif du bébé. Le bébé pleure, se tortille, mais cela n'est pas forcément douloureux. La perception des coliques est très relative à la perception que les parents ont de leur enfant et de leur histoire personnelle.

Il a été prouvé que les coliques sont en lien étroit avec le tabagisme passif.  

Il est important de rappeler qu'un bébé qui souffre de coliques est en bonne santé, se nourrit bien, a une bonne croissance, un bon sommeil, et n'est pas douloureux.

Parfois, quand les régurgitations sont trop fréquentes ou que les coliques sont trop difficiles à gérer, elles peuvent être liées : 

- à une mauvaise gestion du flux du lait et de l'air lorsqu'il est nourri à cause d'une mauvaise succion

- à une mauvaise prise du biberon ou du sein

- à une prise d'air trop importante

- à une mauvaise posture

- à une déformation crânienne postionnelle

- à un frein restrictif buccal 

- à un débit trop important (REF ou biberon donné trop rapidement)

- à une difficulté à faire son rot

- à une horizontalisation trop rapide après le repas

- à un manque de portage et de contact physique avec ses parents.

Dans ce cas, vous pouvez consulter un ostéopathe qui pourra soulager votre enfant, en travaillant sur les zones concernées pour favoriser une digestion confortable, et vous donnera des conseils adaptés pour  tenter de diminuer ces pleurs et mieux les appréhender.

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) est une pathologie.

Il correspond à la remontée de l'acidité contenue dans l'estomac dans l'oesophage, pouvant l'irriter ainsi que les voies respiratoires et les muqueuses de la sphère ORL. Le RGO peut être extériorisé (sous forme de régurgitations) ou bien interne, dans ce cas, il n'y aura pas de signes visibles pour les parents, ce qui peut rendre le diagnostic plus complexe. 

Mais si un bébé souffre de RGO, il aura des difficultés à se nourrir, peut présenter des troubles ORL par irritation des muqueuses, des glaires, une toux, une voix rauque, faire des malaises, avoir un retard de croissance... La liste est de symptômes est longue, le RGO peut prendre plusieurs formes. Le diagnostic de RGO doit impérativement être posé par un médecin et un traitement médicamenteux adapté doit être mis en place pour soulager l'enfant. 

Vous pouvez consulter un ostéopathe pour soulager votre enfant qui souffre de RGO. Le travail ostéopathique sur la posture, le système digestif, le crâne et la sphère buccale pourra le soulager. 

La séance sera complétée par des conseils adaptés, tels que des conseils positionnels (position pour les rots, optimisation de la position pour donner le biberon de façon physiologique, portage).

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